Nous apprenons ce jour le décès de Louis Le Pensec. Ayant eu parfois l’occasion de croiser son chemin, je garde de lui le souvenir d’un socialiste de la première époque. Entré en politique pour défendre la cause sociale dans une Bretagne alors totalement aux mains d’une des droites les plus réactionnaires du territoire français, il restera jusqu’au bout fidèle à ses convictions.
Sensible aux problèmes de l’écologie comme ministre de la mer puis de l’agriculture, il a été le premier élu breton à s’opposer aux projets de centrales nucléaires à Ploumoguer puis Plogoff. Il l’aura manifesté publiquement en de nombreuses occasions.
Ici à Plogoff avec Jean-Marie Kerloc’h et Amélie Kerloc’h
C’est lui qui annoncera à Amélie Kerloc’h la fin du projet de Plogoff.
En toute logique, c’est encore lui qui remettra à Nicole Le Garrec sa décoration de la Légion d’Honneur.
Nicole disait de lui que, pour beaucoup de bretonnes et de bretons, Louis Le Pensec était un Phare. Un phare dont la lumière mettra longtemps à se dissiper. De même que “Plogoff, des pierres contre des fusils” conservera longtemps le souvenir d’une lutte exemplaire et continuera à alimenter les luttes à venir.
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Une biodiversité exceptionnelle mais fragile. C’est le message de l’association des pêcheurs à travers ses panneaux d’interprétation révélés, ce samedi, sur le sentier de l’Élorn, à Plouédern.
Christophe Winckler (mécène), Michèle Casu (adjointe au maire de Plouédern), Jean-Yves Kermarrec (président de l’AAPPMA de l’Élorn) et Patrick Clérin (vice-président de la fédération de pêche du Finistère) invitent les promeneurs du nouveau sentier de l’Élorn à s’arrêter devant les panneaux d’interprétation de Kerhamon. Une démarche instructive. (Photo Le Télégramme/Yann Le Gall)
Une inauguration qui nous rappelle une très ancienne histoire.
De l’Elorn à Plogoff. Nucléaire et saumon même combat !
Et si les puissantes turbines à combustion d’EDF fonctionnaient bientôt à l’huile végétale, ou plus exactement au biocarburant, plutôt qu’au fioul ? C’est en tout cas ce que vise l’énergéticien pour décarboner une partie de ces centrales, dont la seule mission est de réagir immédiatement pour équilibrer le réseau électrique. Un premier essai mené sur la turbine à combustion (TAC) de Brennilis, au début du mois, se montre prometteur.
Le journaliste Nicolas Legendre a reçu le Prix Albert Londres pour son livre “Silence dans Les Champs”. Une enquête de sept ans sur l’agroalimentaire breton et ses coulisses glaçantes. Dans sa déclaration, le lauréat est revenu sur les attaques qu’il a subies depuis la sortie de son ouvrage en avril dernier.
Chaque année depuis 1933, il récompense le meilleur grand reporter de presse écrite, mais depuis 1985, il met aussi en valeur le meilleur documentaire audiovisuel, et depuis 2017, salue le meilleur livre de journalisme.
Et cette année, c’est un journaliste d’investigation breton qui a décroché cette dernière distinction, Nicolas Legendre, pour son livre “Silence dans les Champs”, une enquête sur l’industrie agroalimentaire bretonne, et ses coulisses.
Sept ans d’enquête
Pendant sept ans, ce fils d’agriculteur qui a longtemps suivi les dossiers de l’agriculture et l’agroalimentaire en Bretagne pour le journal Le Monde, a mené des centaines d’entretiens avec des paysans, des salariés et cadres de coopératives, des élus, des chefs d’entreprise, des syndicalistes. Son enquête dresse un tableau glaçant du système productiviste qui a façonné la région depuis les années 60.
Nicolas Legendre : “A la sortie du livre, j’ai subi des attaques. La vérité, c’est qu’on ne veut pas regarder les choses en face”
Le jury du Prix Albert Londres dit avoir voulu saluer un “travail d’enquête au long cours sur un sujet essentiel, vital, qui concerne chacun d’entre nous. Cette immersion dans l’agro-industrie bretonne est un travail difficile, brillant, documenté qui révèle une atmosphère sournoise de féodalité, et décortique les méthodes ce que l’on pourrait aussi appeler la “Breizh mafia”.
À la remise de son prix, Nicolas Legendre s’est dit très touché par la récompense, mais aussi par les centaines de messages qu’il a également reçus depuis la parution de son livre en avril 2023. “Des messages, a-t-il souligné, dont la teneur contraste avec les réactions officielles d’élus ou de responsables du monde agricole ou agroalimentaire”.
Le journaliste a notamment rappelé avoir été traité de “pompier pyromane”, et de “Fouquier-Tinville” par des élus au Conseil régional.
Nicolas Legendre, prix Albert Londres 2023, a 37 ans. Il est diplômé de l’école de journalisme de Tours et travaille pour plusieurs médias comme XXI, Géo, ou Le Monde.Il est également photographe.
Et si les puissantes turbines à combustion d’EDF fonctionnaient bientôt à l’huile végétale, ou plus exactement au biocarburant, plutôt qu’au fioul ? C’est en tout cas ce que vise l’énergéticien pour décarboner une partie de ces centrales, dont la seule mission est de réagir immédiatement pour équilibrer le réseau électrique. Un premier essai mené sur la turbine à combustion (TAC) de Brennilis, au début du mois, se montre prometteur.
Depuis 2021, EDF cherche à déterminer comment décarboner ses centrales thermiques pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Face à cette tâche qui s’annonce complexe, l’énergéticien français a déjà commencé les expérimentations en substituant partiellement le charbon de la centrale thermique de Cordemais (Loire-Atlantique) par de la biomasse. Le 5 juillet dernier, les équipes d’EDF ont franchi une nouvelle étape en faisant fonctionner la turbine à combustion de 125 MW de Brennilis (Finistère) à partir d’un biocarburant, à savoir le HVO, à la place du fioul domestique.
Le HVO, ou Hydrotreated Vegetable Oil, est un bioliquide obtenu à partir d’huile végétale présentée comme durable ou du retraitement de déchets comme les graisses, huiles de cuisson et autres huiles résiduelles. Ce biocarburant repose sur le même fonctionnement que la biomasse : lors de sa combustion, il rejette dans l’atmosphère le CO2 emmagasiné par les végétaux et les animaux, dont il est issu, au cours de leur vie. On parle ainsi d’un cycle de carbone « court ».
Commentaires fermés sur Créé pour s’opposer au projet de centrale nucléaire sur le site de Porsmoguer, le GFA et le CLIN de Ploumoguer ouvrent une nouvelle page de leur histoire.
Dernière assemblée générale du GFA de Ploumoguer le samedi 18 novembre 2023. Le GFA avait été créé par le CLIN (Comité d’Information Nucléaire) de Ploumoguer pour s’opposer au projet de centrale nucléaire sur le site de Porsmoguer avant que le choix se soit reporté vers Plogoff.
Dès sa création il avait été rejoint par le CLIN de Landerneau qui avait été actif dans la diffusion des parts de GFA.