Pollués et maintenant assoiffés !

commentaires Commentaires fermés sur Pollués et maintenant assoiffés !
Par , 12 octobre 2026 17 h 05 min

Les “responsables des collectivités du Nord-Finistère” sonnent le tocsin : «La retenue du Drennec est à 32% de remplissage. Il faut réduire de 60 à 70 % notre consommation d’eau » et pour cela, “arrêter de prendre des bains, [prendre] des douches moins longues” !. (Ouest-France) 


Qui peut imaginer que cela répondra au problème.
 

La consommation domestique est raisonnable en Bretagne par contre : “Avec 12,3 millions de porcs, 499 000 tonnes de viande de volaille,  près de 34 millions de poules pondeuses… l’élevage breton consomme environ 40% de l’eau en Bretagne, loin devant la consommation domestique ou industrielle” (Juliette Duquesne, conférence MAIF à Brest)
 

Au lieu de ces propositions ubuesques de nous élu(e)s, ne sommes nous pas en droit de leur demander des solutions sérieuses. : “Si on diminue drastiquement le nombre d’animaux élevés en Bretagne, on règle une grande partie des problématiques liées à l’eau, que ce soit pour la  pollution ou pour la consommation !”(Juliette Duquesne).
 

Telle est bien la priorité !

Chiffres clés de la consommation d’eau de l’élevage porcin en Bretagne.

  • Cheptel porcin : Environ 12,3 millions de porcs en Bretagne (qui représente 56 % du cheptel national).
  • Besoins individuels par jour :
    • Un porc en post-sevrage consomme environ 3,1 litres par jour.
    • Un porc à l’engraissement consomme environ 7 litres par jour.
    • Une truie en lactation peut consommer jusqu’à 31 litres par jour.
  • Part de l’eau en Bretagne : L’ensemble de l’élevage breton consomme environ 40 % de l’eau disponible dans la région.
  • Répartition de l’usage : Environ 94 % de cette eau sert directement à l’abreuvement des animaux, le reste étant attribué au nettoyage des bâtiments et aux équipements annexes.

Journée du patrimoine 2026 dans les Monts d’Arrée. En réponse à ce lointain préfet qui veut épandre du lisier sur le château d’eau du finitère.

commentaires Commentaires fermés sur Journée du patrimoine 2026 dans les Monts d’Arrée. En réponse à ce lointain préfet qui veut épandre du lisier sur le château d’eau du finitère.
Par , 20 septembre 2026 19 h 45 min

Hommage à Alain Le Goff, conteur de la Bretagne.

commentaires Commentaires fermés sur Hommage à Alain Le Goff, conteur de la Bretagne.
Par , 6 août 2026 16 h 53 min

Plutôt Plogoff que Zaporijia !

commentaires Commentaires fermés sur Plutôt Plogoff que Zaporijia !
Par , 29 juillet 2026 11 h 19 min

Marc Laimé : Eau : quelle solidarité Nord-Sud ?

commentaires Commentaires fermés sur Marc Laimé : Eau : quelle solidarité Nord-Sud ?
Par , 8 mai 2026 22 h 09 min

Un texte de Marc Laimé du monde diplo dans lequel il développait un thème qui nous était cher : le pillage du Sud par les majors français le l’eau.

voir : https://blog.mondediplo.net/2008-02-23-Eau-quelle-solidarite-Nord-Sud

Il y citait en particulier plusieurs de mes articles du site de s-eau-S

http://seaus.free.fr/spip.php?page=recherche&recherche=loi+Oudin+santini

voir encore :

Dix ans après la loi Oudin-Santini, la solidarité coule à petit débit (Gazette de communes)

Soupçon de néo-colonialisme
La loi Oudin-Santini du 27 janvier 2005 est loin de faire l’unanimité. Gérard Borvon, président de l’association S-Eau-S, était membre du Conseil national de l’eau lorsque le texte fut adopté. « La loi a été votée à la va-vite pour répondre à la mise en cause, par la Cour des Comptes, d’une pratique instaurée par André Santini, alors président du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif) : depuis 1986, le Sedif prélevait 1 centime par mètre cube distribué pour financer des actions dites de « coopération décentralisée ». Lesquelles prenaient plutôt l’allure d’un mécénat orienté vers la promotion des entreprises de l’eau – essentiellement Veolia ».

Sur son site, le militant rapporte les propos d’André Santini à l’Assemblée nationale en 2005 : cette loi est « non seulement un moyen de permettre une exportation du modèle français de gestion de l’eau, mais aussi un moyen de compléter utilement la conquête de marchés par les grands groupes français ».

Gérard Borvon y voit un support de promotion de la délégation de service public et des partenariats public/privé. Or, « dans le monde, la gestion publique de l’eau est largement majoritaire. Pour les grands groupes de l’eau, cela représente un immense marché à conquérir. Cette loi est un cheval de Troie qui leur permet de défendre des intérêts privés. Elargie au gaz, à l’électricité, puis aux déchets, et bientôt peut-être aux transports en commun, c’est une véritable force de frappe pour un néo-colonialisme à la française. Les habitants du Sud n’ont pas besoin de nos lobbies du Nord », estime le président de S-Eau-S.

Une collectivité sur deux recourt au budget général
Les collectivités ont d’ailleurs le choix des outils pour mener des actions de coopération. Depuis la loi du 6 février 1992 sur l’administration territoriale de la République,elles peuvent les financer sur leur budget général. Pour l’eau mais aussi pour l’éducation et tout autre objet. « Pas besoin donc de solliciter la facture d’eau des usagers qui n’a nullement été prévue pour ça », déclare le président de S-Eau-S. Les collectivités le savent bien puisqu’en 2013, 52 % d’entre elles se sont engagées via leur budget général contre 41 % via le système du « 1% » et 7% ont conjointement mobilisé les deux dispositifs.

Hommage à Marc Laimé lu à ses obsèques au Père Lachaise (Paris) le 27 avril 2026.

commentaires Commentaires fermés sur Hommage à Marc Laimé lu à ses obsèques au Père Lachaise (Paris) le 27 avril 2026.
Par , 29 avril 2026 20 h 23 min

Marc était un ami avec lequel nous avons mené de multiples combats pour l’eau bien commun de l’humanité. C’est avec une grande tristesse que nous avons appris son décès.

Aujourd’hui, nous rendons hommage à un homme rare.

Un homme qui n’a jamais cessé de se tenir debout face aux injustices, un homme qui refusait de détourner le regard lorsque le monde vacillait, un homme qui a fait de ses combats une œuvre entière.
Il n’écrivait pas seulement pour informer.
Il écrivait pour réveiller.
Et aujourd’hui encore, ses mots continuent de résonner.
Il laisse derrière lui bien plus que des textes, des livres ou des combats.
Il laisse une trace.
Une conscience.
Une exigence.
Et surtout, un exemple.
Celui d’un homme qui aura consacré sa vie à défendre ce qui ne peut s’acheter : la vérité, la justice,et le bien commun.

Panorama Theme by Themocracy